
Pour son dernier match de la phase régulière, le leader du championnat, le LUC Water-Polo, recevait l’Olympique Grande-Synthe dans une piscine Marx Dormoy qui s’apprête à tourner une page. En face, une équipe lilloise expérimentée, solide candidate à la montée en Nationale 2… bref, pas exactement le match le plus “reposant” pour finir la saison.
Côté synthois, malgré quelques absences, l’effectif était au complet ou presque, avec 13 joueurs bien décidés à finir sur une bonne note. De l’envie, de l’énergie… et quelques litres de courage en réserve.

Le début de match confirmait rapidement la hiérarchie. Lille entrait dans la partie avec sérieux et efficacité, inscrivant trois buts d’entrée. Quentin Brown stoppait brièvement l’élan (3-1), actif dans tous les secteurs, mais les visiteurs déroulaient tranquillement leur jeu, prenant le large jusqu’à 8-1.
Julian Vermeersch réduisait l’écart sur un joli lob en fin de période (8-2), prouvant qu’il restait encore un peu de magie dans les bras synthois.
Dans le même temps, Emmanuel Vermersch poursuivait sa quête personnelle du lob parfait… quête qui, à ce rythme, pourrait bien devenir un projet à long terme. Suspense garanti pour la saison prochaine.

Le deuxième quart-temps repartait sur de bonnes intentions avec un but rapide de Xavier Weinling. Mais Lille, imperturbable, continuait son travail méthodique : jeu placé, efficacité, banc profond… la totale. Résultat : sept buts supplémentaires.
Petit moment de respiration toutefois avec une confusion à la table de marque, transformée en célébration improvisée pour l’anniversaire de Louis Andries. Comme quoi, même sous pression, le water-polo sait garder le sens de la fête (et du timing… approximatif).
Au troisième quart-temps, le numéro 8 lillois décidait de passer en mode “impossible à arrêter”, inscrivant six buts à lui seul. Julien Claeyssen, dans les cages, faisait ce qu’il pouvait — et parfois même un peu plus — mais devait s’incliner face à la précision adverse.
Côté OGS, Louis Andries trouvait la faille sur une belle déviation, Bryan Vezilier ajustait un tir lointain et Sylvain Karrer s’invitait lui aussi à la fête. Score : 25-6.
La dernière période permettait à Grande-Synthe de faire tourner et d’offrir du temps de jeu aux moins expérimentés. Abdelhakim Hammad et Yann Guyomard s’accrochaient avec détermination, pendant que Xavier Weinling endossait le rôle de guide, version maître-nageur… mais sans sifflet.
Malgré toute cette bonne volonté, Lille restait sérieux jusqu’au bout et s’imposait 34-7, Sylvain Karrer inscrivant le dernier but synthois.

Une saison compliquée… mais pas sans saveur
Avec une seule victoire au compteur, le bilan sportif est forcément difficile. Entre absences, contraintes professionnelles et intégration de nombreux débutants, l’OGS n’a jamais vraiment eu l’occasion d’évoluer dans des conditions idéales.
Mais tout n’est pas à jeter — loin de là. Cette saison a permis de reconstruire un groupe, d’élargir l’effectif et surtout de créer une vraie cohésion. Et ça, au water-polo comme ailleurs, ça ne se mesure pas uniquement au tableau d’affichage.
La suite ? Continuer à progresser, garder cet état d’esprit… et peut-être, qui sait, voir enfin Emmanuel Vermersch réussir son fameux lob. Rien que pour ça, la saison prochaine vaut déjà le coup d’œil.
